Climat : au delà de la défaillance de la gouvernance internationale, la réponse à l’inéluctable s’organise |
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There are no translations available. Il y a toutes les raisons de penser que la COP17 qui vient de se tenir à Durban est tout à fois un échec et une avancée, à travers l’« accord à minima » qui en résulte et des nouveaux sujets qu’elle a permis de mettre sur la table. Un échec parce qu’elle ne permettra pas de résoudre la question climatique, tant les enjeux sont immenses. Réduire les émissions mondiales de 50% d’ici 2050 pour contenir le réchauffement à +2°C en moyenne, avec une demande en énergie qui devrait croître d’un tiers d’ici 2035 selon l’AIE, et des engagements de réduction nationaux nettement insuffisants, est un objectif définitivement hors de portée. Tous les experts et le GIEC en tête convergent pour prédire un réchauffement moyen de l’ordre de 3,5°C à 4°C, avec d’importantes variations selon les régions.
A Durban, les tensions se sont à peine dissipées entre une Europe associée aux petits états insulaires, qui continue d’essayer de tirer vers le haut le reste du monde, et le bloc « Etats-Unis, Chine, Inde » conforté par le trio « Canada, Japon, Russie », qui refusent tous de signer un chèque en blanc sur la question du climat. Pour autant, quelques avancées sont à mettre au crédit de cette 17ème sommet international sur le climat.
La mesure des émissions de gaz à effet de serre, sujet complexe par essence, entre dans une phase de convergence. Les standards de comptabilité carbone se structurent autour d’approches « produit » et « corporate », comme en témoigne la conférence organisée par l’EpE (Entreprises pour l’Environnement) le 14 décembre, autour des deux nouveaux standards du GHG Protocol* :
Il a été rappelé lors de cette conférence que le GHG Protocol est un outil d'aide à la décision économique : mieux connaître ses possibilités d'action sur l'environnement, identifier et comprendre les risques et opportunités associés à la chaîne de valeur, maîtriser ses coûts et faire apparaître des opportunités de business. Cette convergence des méthodes permet de renforcer le crédit accordé par l’ensemble des acteurs à l’importance de la mesure, pierre angulaire sur laquelle s’appuient la mise en place d’une stratégie carbone, l’élaboration d’objectifs de réduction des émissions, l’engagement des partenaires dans la chaîne de valeur, la communication auprès des parties prenantes, et en particulier auprès des investisseurs. Au travers notamment du Carbon Disclosure Project (CDP), le reporting carbone s’inscrit désormais comme un pilier majeur du reporting extra-financier. *La GreenHouse Gas Protocol Initiative, couramment appelé « GHG Protocol » et qui signifie protocole des gaz à effet de serre en français, est la méthode la plus reconnue internationalement pour la comptabilité carbone. Initié en 1998 par le World Resource Institute (WRI) et le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD), il a été développé en partenariat avec des entreprises, des ONG et des gouvernements. Il met à disposition un ensemble de ressources, outils et données pour le calcul d’empreinte carbone. Pour plus d'informations. |